lundi 19 février 2018

La grande roue (Diane Peylin)



 La grande roue


  •  La grande roue (Diane Peylin)
  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Les escales éditions (11 janvier 2018)
  • Collection : Domaine français
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2365693520
  • ISBN-13: 978-2365693523



Mon résumé :
Il y a Emma. Emma l’invisible. Emma qui, à 19 ans cherche juste à ne plus être transparente. Emma sur qui Marc va tomber, un jour, dans une fête foraine. Marc qui va construire un monde où elle existe…
Il y a Tess. Tess qui erre dans les rues d’une ville sans nom. Tess qui fuit ce qu’elle a pourtant oublié…Tess, dans sa robe rouge, qui cherche cette chose qu’elle a bien pu oublier. Tess qui ne sait plus qu’une seule chose… les quatre lettres son nom.
Il y a David qui fuit. David qui n’a trouvé d’autre lieu de refuge qu’un village de montagne. Un village et un travail d’aide dans une ferme. Il étouffe David. Même dans les grands espaces de la montagne il a l’impression d’étouffer, de manquer d’air.
Il y a Nathan et le commissaire Field. Les deux hommes sont inextricablement liés par une affaire non résolue. Field qui veut comprendre. Field qui ne veut pas abandonner l’affaire. Nathan qui subit ses convocations régulières au commissariat. Juste pour entendre sans arrêt les mêmes questions. Des questions que Field lui pose inlassablement.
Et il y a la vie, qui tourne comme une grande roue.  Parfois en haut, parfois en bas. Tess, Emma, David et Nathan sont ballotés, attachés dans leurs sièges. Arriveront-ils à reprendre le pouvoir, à redevenir acteurs et à se libérer du passé ?

Mon avis :
Il y a des livres que l’on referme en sachant qu’ils trotteront longtemps dans notre tête.
Les personnages de cette « Grande roue » tournent encore dans ma tête, plus d’un mois après ma lecture. Pourtant, quand j’ai reçu ce livre de la part des éditions Les Escales (que je remercie !!! ) j’ai eu un moment d’appréhension. Allais-je vraiment réussir à rentrer dans un tel livre, moi qui aie besoin en ce moment de polar, de thriller un peu « trash » ? Pourtant j’y suis rentrée. Et dès les premières lignes même !!! Car une fois faite la connaissance des personnages, impossible de les abandonner. Impossible de lâcher ce livre en ne sachant pas le fin mot de l’histoire, en ne comprenant pas le lien qui les unis… Car il y en a un de lien, et pas celui auquel j’ai pensé tout le livre. Enfin un peu mais pas tout à fait.
Je me suis attachée à ces personnages, abimés par la vie, à l’étroit dans leur présent et en attente d’une issue, d’un futur. Ces personnages à bout de souffle qui désirent juste comprendre pourquoi ils sont comme ça. Comprendre comment ils en sont arrivés là. Et redevenir acteurs de leur vie.
J’ai aimé l’écriture de Mme Diane Peylin. J’ai fait l’erreur de ne pas noter certaines de ses phrases qui m’ont pourtant touchée au cœur…
En un mot cette lecture est un coup de cœur !!!

mardi 13 février 2018

Vies volées (Matz et Mayalen Goust)

Vies Volées


  •  Vies volées (Matz et Mayalen Goust)
  • Album: 80 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (10 janvier 2018)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369813954
  • ISBN-13: 978-2369813958




Mon résumé :
Buenos Aires, 1998.
Santiago et Mario sont deux amis. L’un collectionne les filles, l’autre attend celle qui partagera sa passion pour Bioy Casares. L’un est persuadé d’être un enfant adopté, ou plutôt un enfant volé. Un des nombreux enfants des opposants à Pinochet pendant la dictature, volés et adoptés en cachette par de bons patriotes…L’autre est certain d’être le fils de ses parents.
A l’occasion d’un test sanguin clandestin pour vérifier les suppositions de Marco, la vie des deux amis va changer du tout au tout...

Mon avis :
J’ai déjà lu quelques livres sur les enfants volés pendant les dictatures  ( Luz ou le temps sauvage (Elsa Osorio) pour l’Argentine, Mala Vida (Marc Fernandez) pour l’Espagne). C’est un sujet qui m’intéresse et c’est pour ça que j’ai sauté sur l’occasion de recevoir ce livre de la part des éditions Rue de Sèvres.
Encore une fois j’ai été séduite. C’est encore du point de vue des enfants volés qu’est racontée cette histoire. Mais on entrevoit aussi le point de vue des parents, et des grands-mères. Ces grands-mères qui se réunissent régulièrement Place de Mai à Buenos Aires pour réclamer que toute la lumière soit faite et que leurs petits-enfants leur soient « rendus ». Le droit à la vérité !
Le sujet de la filiation, du passé est traité avec pudeur, sans mièvrerie. On découvre la violence de la découverte du passé, du mensonge plus ou moins volontaire…Une violence atténuée finalement par l’amitié entre les 2 hommes. Car elle est belle cette amitié que partage Marco et Santiago. Ils sont différents et pourtant complémentaires… pas de « leader » dans le duo qu’ils forment, plutôt une égalité qui va les aider à affronter l’indicible, l’inacceptable.
Il est également question, en fond du poids du secret et du passé, de l’importance de connaître ses origines... Des sujets forts mais pourtant traités « sobrement » et efficacement. Le tout servi par des illustrations simples et douces, avec de belles couleurs !
Un coup de cœur pour moi !
Merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette BD qui ne me semble pas réservée aux adultes !